Partis de Nice dimanche dernier, les 30 solitaires de la Cap Istanbul ont rejoint Cagliari, terme de la première étape après seulement deux jours de course. Vous connaissez mieux évidemment Louis Maurice Tannyeres sous le nom de “Loupi” à Antibes. C’est son baptême du feu sur une solitaire de cette ampleur : les meilleurs spécialistes sont tous présents. La deuxième étape portera les concurrents de Sardaigne en Sicile après plus de 300 milles de régate. 29ème et dernier de la première étape, Loupi manque d’expérience. Pourtant, ce n’est pas trop le manque de vitesse que l’on peut accuser, mais plus un manque d’expérience dans la gestion de l’effort : alimentation, sommeil, repos. Les champions de Figaro ont une parfaite maîtrise de la fatigue : lucidité après deux jours sans sommeil, bonne alimentation pour vaincre la fatigue et le froid.
Loupi a aussi eu quelques problèmes techniques : un pilote en panne remplacé rapidement par le pilote secondaire , une voile déralinguée, mais rien de bien méchant.
Sa marge de progression est importante et soyons certains qu’il se retrouvera dans les jours prochains, dans le peloton.
Samedi 13 septembre avait lieu de le prologue en Baie des Anges : un départ devant le casino Ruhl, une montée au près, au large, un portant vers le port et un aller retour devant la promenade des anglais. Loupi, sur son “Nanni Diesel” termine 18ème en ayant bien régaté. Il devance Robert Nagy ou Gérald Veniard vainqueur d’étapes sur la Figaro.
En revanche, que penser de l’accueil des azuréens pour cette épreuve ? Il est rare de pouvoir côtoyer ces champions de la course au large et les régates de cette envergure sont exceptionnelles dans la région. Et pourtant, il n’y avait que 3 bateaux spectateurs sur l’eau !
En Bretagne, Normandie ou Vendée, la mer est noire de monde à chaque départ ou arrivée, l’engouement est total. Pourtant, ce n’est pas le nombre de plaisanciers qui manque ou même le nombre de régatiers locaux ! La course a de plus obtenu un support médiatique important dans la presse locale et la télévision. Mais la voile n’est pas un sport populaire dans la région. Il faudra inciter et insister encore pour que tous les pratiquants de notre sport sortent de leur pratique spécifique (régate, habitable, dériveur, croisière) et s’ouvrent vers toutes les disciplines. Soyons curieux, nous progresserons davantage !
DG
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